Contrairement à la conception judéo-chrétienne largement et longtemps répandue dans le monde, selon laquelle, « tu enfanteras dans la douleur », il serait possible d’atténuer la douleur, d’une manière plutôt étrange, de prime abord, mais possible quand même. Encore mal connue ou peu enseignée par des spécialistes du milieu médical, la masturbation pendant l’accouchement serait bien réelle. Selon le site Top santé, 0,3 % de femmes le pratiquent en Occident. Et en Afrique ? 

Si la masturbation a toujours été vue comme un simple moyen de se donner tout seul du plaisir, il apparaît aujourd’hui qu’elle peut jouer un rôle bien plus capital chez la femme. Déjà jugé tabou par de nombreuses personnes, vous serez sans doute choqué de le lire. Se stimuler le clitoris pendant un accouchement pourrait soulager la douleur, « à condition d’en avoir envie et de le faire dans l’intimité », rappelle toutefois le réseau social des mamans Parole de mamans.  

En effet, loin d’être une partie de plaisir, l’accouchement orgasmique ou le fait de  se masturber pendant l’accouchement, favoriserait la production d’ocytocine, qui est l’hormone du plaisir et de l’amour, encore appelée « la grande hormone de l’accouchement », reconnue comme étant un excellent antidouleur. D’après la sage-femme et sexologue, Hélène Goninet, cette hormone permet de déclencher les contractions, de dilater le col de l’utérus et d’ouvrir le périnée. 

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Une capture d’écran de Gayelle © D.R.

En 2018, Gayelle, auteure de nombreuses revues de parentalité, livrait sur sa page Facebook éponyme son expérience de l’accouchement orgasmique. Toute chose qu’elle avait toujours souhaité garder secrète « pas par honte, mais parce que ce n’est pas toujours bien connu et perçu ». 

Si la masturbation favorise un accouchement sans douleur, il faut toutefois noter que les caresses peuvent durer tout le long du travail. Ce qui implique notamment de choisir un lieu plus intime pour donner naissance. Hélène Goninet rappelle par ailleurs que « toutes les femmes sont différentes, elles ne ressentent pas toutes les mêmes choses en se masturbant ». 

Cependant, compte tenu de nos nombreux tabous et du rapport assez particulier que nous avons avec le sexe, sans savoir pourquoi, les femmes africaines ne semblent pas prêtes pour ce genre d’expérience. Certains la refusent par leur éducation religieuse, d’autres pour leurs traditions. Et vous futures mamans, qu’en pensez-vous ?

 

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