La 4ème édition du Festival Gabon 9 provinces aura-t-elle lieu cette année? La question revient incessamment à quelques jours de la fin du mois de juillet et du début de mois d’août qui marque notamment le lancement des festivités. Le ministère de la Culture et des Arts, toujours muet à ce sujet est invité à réagir.     

Lancé pour la première fois en 2017, le Festival Gabon 9 provinces est considéré comme le « fruit de la volonté présidentielle de voir se prolonger et élargir l’élan populaire suscité par la 13e Fête des cultures ». Avec un calendrier culturel quasiment vierge, le Gabon 9 provinces reste l’événement majeur, sinon le plus grand du pays. Mais cette année, suite aux effets de la crise sanitaire liée à la Covid-19, de nombreux observateurs restent dans l’attente de la confirmation ou non de la tenue de l’événement.  

En effet, le Gabon 9 provinces a déjà été ponctué par 3 éditions. Une première placée sous le thème « Célébrons notre indépendance au rythme de nos traditions et de nos identités » avait été célébrée au jardin botanique de Libreville. La deuxième édition en 2018, sous le thème « A la découverte du patrimoine culturel immatériel des 9 provinces du Gabon », avait enregistré près de 40 000 visiteurs selon l’Agence gabonaise de presse (AGP). La troisième édition quant à elle, placée sous le thème « Langues locales et jeunesse » aura connu un léger succès comparé aux éditions précédentes et suscité de l’engouement de la part des artistes et du public. 

Le bilan annoncé par Colette Moudhouma, coordinatrice générale du comité d’organisation de l’événement, faisait mention de plus de 60 000 visiteurs. Selon elle, l’édition aura tenu toutes ses promesses, nonobstant certains aspects contraignants relevés par des observateurs aguerris dans le but de rehausser les prochaines éditions.

Si la célébration de la fête nationale de l’indépendance qui se tient au mois d’août ne pourra définitivement pas avoir lieu, des interrogations demeurent concernant le festival Gabon 9 provinces. Sera-t-il annulé? Sera-t-il maintenu et célébré autrement? Le ministère de la Culture et des Arts, avec à sa tête le ministre Michel Menga M’Essone est fortement attendu sur la question.