A l’heure où la musique en streaming est de plus en plus populaire, la diffusion de musique en ligne s’impose comme une solution pertinente pour  les artistes. Au Gabon, Gstoremusic pour sa part, à l’instar de nombreuses plateformes légales de vente et de téléchargement de musique a pu se positionner comme une poule aux oeufs d’or pour une industrie musicale gabonaise qui peine encore à décoller. Seulement, dans le sillage du travail que la plateforme abbat pour la promotion des oeuvres artististiques, une question taraude les consciences. Et si Gstoremusic présentait des limites? 

Créée le 1er mars 2017, la plateforme de vente et de promotion d’oeuvres musicales, Gstoremusic, s’est donné la mission de promouvoir la musique gabonaise auprès d’un très vaste public. Elle permet ainsi aux artistes gabonais de bénéficier du fruit de leur travail en rendant disponibles leurs oeuvres sur sa bibliothèque de musique. 

Sous contrat avec les artistes, ces derniers peuvent non seulement mesurer les chiffres des ventes effectués pour un single, EP ou album, évaluer leur popularité auprès des mélomanes, et en recevoir les bénéfices de vente. Mais au regard des faits, tout porte à croire que Gstoremusic présente des limites dans les ventes. 

En effet, selon sa définition, le streaming ne permet pas aux usagers de posséder de la musique mais de tout simplement la consommer. Même avec un abonnement, l’usager ne détient que l’opportunité d’accéder de manière illimitée à la bibliothèque de musique en ligne. Ce qui n’est pas le cas sur Gstoremusic. 

La plateforme de promotion de musique gabonaise a contrario, donne non seulement le droit à ses usagers d’acheter de la musique, de la posséder, mais aussi de la partager à d’autres mélomanes. Toute chose qui pourrait réduire considérablement le nombre de vente des oeuvres artistiques.