Arnold Djoud est l’un des artistes gabonais dont la musique a su traverser le temps. Très présent dans le paysage artistique depuis plus de 25 ans, il a récemment rejoint Sony Music Entertainment de la Côte d’Ivoire. Sa polyvalence musicale a toujours réussi à convaincre les mélomanes gabonais. C’est dans cette optique qu’il a sous-entendu en ce début de mois, lors de son passage dans la matinale de Radio Urban FM, être le précurseur du rythme afro beat au Gabon.  

L’afrobeat est un genre musical développé au Nigéria dans les années 70. Au fil du temps, le rythme va teinter progressivement l’industrie musicale africaine, notamment celle de la nouvelle génération d’artistes. Au Gabon, ce courant musical commence à faire parler de lui. Avec son dernier single Don’t Go, sous la houlette de sa maison de disque Sony Music, Arnold Djoud décide de rebondir sur la scène sur un rythme afrobeat.    

L’artiste surprend les internautes. « Ce style te sied parfaitement. Bravo », félicite un mélomane en commentaire. Pourtant, Arnold Djoud prétend ne pas être sur son premier essai dans ce rythme. « Si vous suivez bien ma carrière, depuis le début je fais les choses de manière différente, je suis eklektic », a-t-il indiqué sous les ondes de la radio Urban FM, faisant notamment référence à son titre Tendresse issu de son premier album Ntcho

« J’étais en avance sur mon temps. Cet album sorti en 93 était chanté en anglais, mais on m’a convaincu de chanter en langue », confie l’artiste qui estime également que dans son 2ème album Mie, sorti en 1997, on retrouvait déjà des sonorités afrobeat. « Mon deuxième album Mie est chanté à 80% en anglais. Et quand vous l’écoutez bien, c’est de l’afrobeat », explique-t-il. 

Qu’à cela ne tienne, celui qui a célébré 25 années de carrière en août 2019 explique avoir laissé tomber l’afrobeat du fait que ce rythme inconnu des mélomanes gabonais fut peu apprécié et ne « nourrissait pas son homme».