En novembre 2018, lors d’un conseil de ministre présidé par Pierre Claver Maganga Moussavou, alors Vice-Président de la République, le gouvernement entérinait la suppression de plusieurs agences et entités administratives étatiques dont l’Agence nationale de la promotion artistique et culturelle (Anpac). Invalidée par la Cour constitutionnelle par la décision N°015/CC du 24 mars 2020, l’ANPAC vat-elle reprendre du service?  

C’est une victoire pour l’industrie culturelle gabonaise dont plusieurs membres disent se réjouir du rejet par la Cour constitutionnelle les procédures de sa suppression. Alors que le gouvernement avait décidé de dissoudre l’Agence nationale de la promotion artistique et culturelle (Anpac), à l’instar de la CGC, de FNAS, ou du BCPSGE, cette instance publique dont les missions avaient été transférées à la Direction des Industries Culturelles pourrait renaître de ses cendres. 

« C’est une très bonne décision. Maintenant, c’est au gouvernement, via le ministère de la Culture de désormais bien faire les choses. Qu’on remette les pleins pouvoirs et qu’on respecte les textes qui donnent fonctions et pouvoirs à cette agence, tout en mettant les véritables chevaliers de la culture à la tête de l’Anpac, afin qu’elle puisse fonctionner normalement et de manière autonome. », a réagi Fabrice Gatien Mvouendi Pindi, acteur et agitateur culturel. 

En effet, c’est par le biais de la décision N°015/CC du 24 mars 2020 de la Cour constitutionnelle, que la loi n°013/2019 introduite pour examen par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, portant sur la suppression de plusieurs agences et entités publiques, dont l’Agence nationale de la promotion artistique et culturelle, a été invalidée et frappée d’inconstitutionnalité. 

Crée en 1983 par feu président Omar Bongo Ondimba, que l’Anpac, la première agence du genre en Afrique francophone, remplissait plusieurs missions qui consistaient à; favoriser le développement culturel par la création d’ateliers, d’unités de production et d’industries culturelles, organiser les manifestations artistiques et culturelles, entre autres. 

Si la Cour constitutionnelle a annulé les procédures de suppression de l’Anpac, reste désormais à savoir quand sera-t-elle réhabilitée. « Nous attendons désormais la validation du gouvernement », a ajouté Fabrice Gatien Mvouendi Pindi.