Le sujet a été évoqué le 21 mai dernier à l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle. Avec  l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), responsables et acteurs de la sphère culturelle, ont discuté de la mise en oeuvre et de la faisabilité d’un projet de généralisation de la rémunération en ligne des artistes gabonais.

Face à la fermeture des sites patrimoniaux, musées, salles de spectacles et autres salles de cinéma imposée par la pandémie de Covid-19, de nombreux artistes se sont tournés vers des solutions numériques pour rester au contact de leur public. Dans ce contexte, l’assistance a pu profiter de nombreux « shows » malgré le confinement, à l’image du « Catalogue Challenge » dont le duel entre Franck Baponga et Lord Ekomy Ndong le 3 mai dernier a cumulé près de 400 000 vues en quelques heures. 

Bien que non rémunérés, ces « shows » virtuels ont souligné l’implication et l’abnégation des artistes et autres acteurs culturels gabonais à continuer d’entretenir leur public malgré la crise. Une situation qui n’a pas laissé insensible l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qui a réuni responsables et acteurs de la sphère culturelle gabonaise le 21 mai dernier, à l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle.

Ainsi, au cours de cette séance de travail, il a notamment été évoqué la faisabilité d’un projet de généralisation de la rémunération en ligne des artistes gabonais et les sources de financement possibles. Conscients de l’enjeu, les participants à cette réunion qui ont unanimement salué cette initiative, ont plaidé pour la mise en place d’une boutique en ligne de l’art gabonais associant tous les sous – secteurs culturels. 

Cette plateforme qui permettrait à tous les acteurs culturels de publier le fruit de leur imagination pour vente, diffusion, livraison et promotion, aurait un double impact à savoir : vulgariser l’art gabonais et offrir à l’acteur culturel l’opportunité de se faire rémunérer en ligne. Faisant intervenir différents opérateurs économiques (Banques, sociétés de téléphonie) et l’Etat, cette initiative fera prochainement l’objet d’un premier jet puisqu’un groupe composé entre autres de Naneth, Baponga, ou encore Sijeur Oumar, et piloté par Marcel Djabioh, devra soumettre une première proposition dans quinze jours.