Lancé pour distraire les internautes gabonais pendant le confinement, mais surtout pour apprécier la production locale en matière de musique, en l’occurrence le hip-hop, le Catalogue challenge semble depuis peu servir de plateforme de promotion de sortie d’artistes. Cela a d’abord été le cas avec Lord Ekomy Ndong, ensuite avec Ndong Mboula et tout récemment avec Amenem et Mink’s qui ont présenté aux fans le fruit de leur collaboration “Faut laisser”. La question est : le choix de ces deux artistes était-il un arrangement ou le fruit du hasard? 

C’est une confrontation qui s’est annoncée très tendue du côté du Gabon. Des menaces de boycott, critiquée puis huée, la participation d’Amenem a fortement été contestée, prétextant qu’il ne ferait pas le poids face à Mink’s. Pourtant, c’est avec surprise que les mélomanes ont découvert le nouveau single des deux artistes, dévoilé au terme du challenge. Coïncidence ou stratégie? La deuxième hypothèse reste la plus plausible. 

En effet, tout part de la présentation des deux artistes appelés à confronter leurs répertoires lors de ce premier catalogue inter-pays. Amenem vs Mink’s. Tout de suite, la toile s’enflamme, « Amenem n’est pas bon », « il ne chante rien », se sont ainsi insurgés les internautes gabonais qui ont presque supplié Lestat XXL, le promoteur du concept, de changer d’artiste pour le compte du Gabon. 

Mais ce dernier en maestro, n’a aucunement balbutié face aux demandes des spectateurs, prétextant d’ailleurs que « 90 % des artistes que vous souhaitez voir ont été contactés au moins une fois. Certains avec succès, d’autres non ». Pourtant, le clip dévoilé par Amenem et Mink’s laisse croire que cette confrontation était beaucoup plus un arrangement, une stratégie marketing pour sa promotion qu’autre chose. 

Comme Lord Ekomy Ndong qui a su surfer sur le succès de son catalogue challenge pour la promotion de son double album, lequel a d’ailleurs réalisé une belle vente sur Gstoremusic en seulement une semaine, Amenem a-t-il lui aussi vu une réelle opportunité de booster la vente de son single en cette période de crise sanitaire particulièrement difficile pour les acteurs culturels? A qui reviendra le tour de surprendre le public gabonais dimanche prochain?