Peuton faire du shopping sans essayer au préalable les articles achetés? Si la réponse est oui, la question liée au respect des recommandations sanitaires dans les prêt-à-porter et dans les friperies demeure. A l’heure où le virus circule activement dans le pays, aucune piste n’est à négliger dans le risque de contracter le virus, et surtout pas la piste des vêtements souillés à la Covid-19. 

Depuis le retour au confinement partiel et allégé, plusieurs entreprises et petits commerces ont repris les activités après plusieurs semaines en berne. Les prêt-à-porter n’étant pas en reste, ils ont également rouvert leurs portes à la clientèle. Une bonne nouvelle pour ces acteurs économiques, mais un risque tout de même pour la santé. 

En effet, bien que le port du masque soit désormais obligatoire dans les espaces publics, des éléments pourtant anodins en situation normale posent défaut à l’heure actuelle dans les friperies et prêt-à-porter. Même si l’essayage est proscrit, le contact avec les vêtements, le contact rapproché entre les clients qui se bousculent pour l’achat d’un produit sont des paramètres à considérer. Les risques de se faire contaminer dans ses lieux privilégiés de la gente féminine sont énormes.    

Le 3 avril dernier, le ministre de l’Intérieur Lambert-Noël Matha, annonçait la mise en oeuvre de la mesure interdisant la manipulation des produits dans les supermarchés afin de lutter contre la propagation du coronavirus. « Tout produit touché par un client doit être acheté », avait-il martelé. Ce qui suggérait que tout client devrait être contraint d’acheter un produit manipulé. 

Un mois plus tard, avec plus de 1500 cas positifs affichés au compteur de contamination, où en est le gouvernement dans l’application de ladite mesure?