Comme chaque année, à l’instar de la communauté internationale, le Gabon a célébré ce mardi 5 mai 2020, la journée mondiale de la Sage-femme sur le thème « Les sages-femmes avec les femmes: célébrer, démontrer, mobiliser, unifier, c’est notre moment ». Une 19ème édition gabonaise quelque peu éclipsée par la pandémie du coronavirus, et célébrée de manière virtuelle du coté de Port-Gentil. 

C’était leur moment. Ce mardi 5 mai 2020, le monde célébrait la journée de la Sage-femme. L’un des plus nobles et des beaux métiers du monde, le métier de donneuse de vie. Autrefois auréolée de festivités et travaux qui se tiennent souvent sur plusieurs jours, la présente édition aura connu une ambiance  différente du fait de la crise sanitaire liée au coronavirus. Mais l’association des Sages-femmes du Gabon (Asfg) a tenu à lui revêtir son importance en optant pour une commémoration virtuelle. 

En effet, elles étaient nombreuses à avoir investi la toile, photos et vidéos à l’appui,  pour parler de leur métier à multiples facettes et encore assez méconnu du grand public. C’était notamment l’occasion pour elles d’aborder les difficultés qui gangrènent encore ce métier, en soulignant par exemple l’épineux problème des plateaux techniques très peu « achalandés » au déficit de sage-femmes dans le pays. 

 Mylène Bia, Responsable de service de santé maternelle à Port-Gentil, par ailleurs membre de l’Asfg.

« Au quotidien nous avons aussi des difficultés de travail parce qu’Il y a de moins en moins de sages-femmes. À l’occasion de la journée mondiale de la sage-femme, nous venons aussi inciter les jeunes filles à pouvoir choisir la profession de sage-femme. Vous verrez que c’est un travail qui a tout un bonheur, un travail qui donne la joie de vivre. Vous êtes les premières personnes à voir cet être vivant, avant même la maman », a confié Mylène Bia, Responsable du service de santé maternelle à Port-Gentil, par ailleurs membre de l’Asfg de l’antenne de l’Ogooué Maritime.


Dans son allocution, sa présidente Katy Stricia Nkolo a par ailleurs appelé les sages-femmes à faire « preuve d’audace et de courage pour défendre les droits des femmes et des filles dans leur pays et communautés ». Elle les a ensuite invitées à « veiller à ce que chaque soin de maternité respectueuse soit au coeur de leur travail ».