C’est un secret de polichinelle que de dire que le clip  « Stop Covid-19» dont Tris, Créol et Lexical Flo sont les artisans, créé un tollé sur la toile. Entre injures et accusations de trahison pour avoir utilisé une infime partie du discours à la nation du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. Occasion pour certains artistes spectateurs de casser du sucre sur le dos de ces artistes citoyens, le monde à l’envers. GMTme a tenté d’apporter un peu de lumière dans cette sombre polémique. #GMTmesons-nous, vivants ! 

Depuis la sortie du clip  « Stop Covid-19 » dans lequel Créol, Tris et Lexical Flo joignent leurs arts pour la cause commune en cette période de crise sanitaire liée au Covid-19, les critiques foisonnent. D’abord, il y a ceux qui y voient une trahison envers le peuple. Mais de quel peuple sommes-nous tentés de nous interroger ? Puisque pendant tout le clip les artistes s’évertuent à interpeller leurs concitoyens sur la prise de conscience vis-à-vis de la pandémie qui gagne du terrain de manière inquiétante. 

Si on admet d’emblée que ce genre de musique dite consciente, n’est pas le fort de Créol, l’on voit clairement que la Diva a laissé parler son cœur pour l’intérêt général. Que dire de Lexical Flo et Tris qui ont rappelé que les gestes barrières, édictés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) non pas le gouvernement, comme certains se plaisent à croire, sont indispensables dans cette lutte qui engage tout le monde? 

Ensuite, il y a l’incroyable rumeur d’un ralliement du membre du Bwiti Gang au Parti démocratique gabonais (PDG) et de Créol en tant que démarcheuse auprès du pouvoir, notamment le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, dont le discours est repris au tout début de ladite vidéo. Drôle de lecture dira-t-on vu que selon les détracteurs de cet élan de solidarité artistique, utiliser un discours du président de la République ferait de ceux-ci des « vendus ». 

Si l’on se fie à cette conception, il est peut-être temps de revenir au classique hip hop gabonais « Engongol » de Movaizhaleine en collaboration avec la talentueuse Naneth. Pour rappel, avant le passage de Chief Keza, membre dudit groupe, on y voit feu Omar Bongo Ondimba prononcé son célèbre  « Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire ». Maat Seigneur Lion, Lord Ekomy Ndong et Naneth auraient-ils trahi la cause commune en utilisant l’image du Chef de l’Etat ? À vous la parole. 

Enfin, le plus étonnant dans cette cabale est que des artistes s’y sont mêlés. C’est le cas de Ndo’man, un artiste urbain qui aurait sous-entendu que ces artistes auraient été payés. En réaction, Créol a revêtu sa tunique de défenderesse le temps d’un live sur Facebook où elle a regretté l’attitude incompréhensible de ces « chercheurs de buzz » qui gagneraient à soutenir les actions nobles au lieu de s’ériger en donneurs de leçons immobiles, peut-on résumer de son intervention.

Vivement que cette délation manifeste prenne fin et que le bon sens reprenne le dessus. Quant à GMTme, elle côte à 8/10 ladite campagne de sensibilisation des populations. 

Lire le clip ICI.

#GMTmesons-nous, vivants !