Connu pour son franc-parler vis-à-vis du gouvernement digne d’un disciple de Tupac et de Movaizhaleine, Rodzeng Minko Mi Ndong a dans sa dernière sortie surpris son monde en relayant le message des autorités publiques. Loin d’être un appel du pied envers le pouvoir, le membre du Bwiti Gang a voulu une nouvelle fois interpeller les populations sur le risque auquel ils s’exposent en sortant de leurs maisons malgré le confinement.  

Le Bwiti Gang est de sortie en cette période de crise sanitaire liée au Covid-19. Une manière subtile de nous rappeler que les rappeurs sont des griots modernes qui lorsqu’il le faut se doivent de relater les faits sociaux. C’est dans cette optique que s’inscrit le nouveau single freestyle de Rodzeng Minko. Entre style Tcham et discours tranchant, le dingue de Nzeng dénonce l’incivisme des populations. 

« Dans le taxi Ils sont à 4 sur le siège arrière / le nkama c’est le bar c’est là-bas où il y a la bière / Les cas augmentent et ça restera amère », a-t-il exprimé dans la première mesure de son texte. A-t-il tort ? Libre à vous d’en juger. Mais il n’est pas rare d’assister à ces scènes peu recommandables dans nos quartiers et dans les transports publics. 

Par ailleurs, fidèle à ses lyrics satiriques et révélateurs, Rodzeng déplore le fait que « Même le nien (policier ou gendarme) ne respecte pas les gestes barrières » non sans nourrir des doutes sur  « C’est « mesure d’accompagnement » ou c’est la blague / Le chef de quartier a shwa (voler) les bons d’achat c’est bad », a-t-il regretté. 

Au regard de toutes ces inobservations de mesures de prévention contre le Covid-19, l’appel de Rodzeng à rester à la maison semble être le message qu’il fallait délivrer pour tenter d’interpeller les populations sur le danger de contamination si on omet les gestes barrières. 

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#GMTmesons-nous, vivants