Connu pour son humour décapant mais encore pour ses dénonciation des faits de société gabonais, l’humoriste et comédien Yaya Vichenzo a tenu à s’exprimer ce mardi 14 avril 2020 au micro de Juan Gomez sur l’émission Appels sur l’Actualité de RFI. Ainsi, il a livré sans complaisance une analyse de l’actualité autour de la propagation du coronavirus au Gabon notamment les mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement mais aussi la condition des artistes en cette période.  

Alors que les populations du Grand Libreville, comprenant la commune éponyme, les communes d’Akanda, d’Owendo, de Ntoum, mais aussi la station balnéaire de la Pointe-Denis sont en confinement strict depuis le lundi 13 avril dernier, Yaya Vichenzo, confiné lui aussi, a été sollicité par l’émission Appels sur l’Actualité pour livrer son point de vue à propos de ladite mesure. 

En effet, si l’humoriste reconnaît que le confinement est une situation « assez difficile » à laquelle la population « n’était pas préparée », il n’a cependant pas manqué d’exprimer son ressenti quant à l’application des mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement. « Il y a des mesures qui ne sont pas vraiment effectives, on a dit qu’elles devaient être appliquées, mais on attend toujours ». 

Par ailleurs, soucieux de la condition des artistes face au Covid-19, Yaya Vichenzo en a profité pour glisser un message. Un cri d’alarme, sans doute, en solidarité aux acteurs culturels gabonais qui semblent être les grands oubliés des mesures socio-économiques annoncées par le chef de l’Etat. « La condition de l’artiste est dans un piteux état, je vous assure que c’est pas la joie », at-il confié au micro de Juan Gomez en évoquant le sempiternel problème des droits d’auteurs. « Au Gabon avec ce problème de droits d’auteurs que l’on n’a pas, une situation comme celle-ci où les artistes sont bloqués, confinés, avec des prestations annulées, est une pilule difficile à avaler ». 

Toutefois pour Yaya Vichenzo, alias Rocky Balboa, il n’est pas question de se laisser vaincre par le Covid-19. « C’est une situation difficile, mais qu’on l’accepte. Pour moi, le rire c’est vital. On en a besoin, et on en aura tjrs besoin. si on arrête, on ne vit plus », a-t-il indiqué.