Le 3 avril dernier, face à la nation, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, a annoncé plusieurs mesures d’accompagnement socio-économiques pour soutenir les entreprises et les particuliers pendant cette crise sanitaire liée au coronavirus. Fortement commentées par la population, ces mesures aujourd’hui continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Le rappeur Tris a, à travers un freestyle déjanté, livré sa part de vérité. 

Quelques heures seulement après le discours d’Ali Bongo Ondimba, le rappeur Tris, considéré comme la relève d’un rap conscient au Gabon, ne s’est pas fait attendre. Au contraire, il a surpris plus d’un avec la sortie d’un freestyle « C’est Ali qui paye » dans lequel il interpelle ironiquement l’exécutif sur les modalités d’application des mesures pourtant salutaires, mais pas très bien comprises de la population. 

« Voilà comment les Gabonais ont compris le discours du président (…) Qui paye? », explique-t-il sur son compte Facebook, dans une publication accompagnant notamment la vidéo du freestyle. Comme pour indiquer que dorénavant, dans l’esprit d’un bon nombre de Gabonais, toutes les dépenses liées au transport, à la consommation d’alcool (la Regab), aux délires, au loyer, entre autres, seront assurées par le chef de l’Etat. 

« Taxi, course, Charbonnages, c’est Ali qui paye. Si mon bailleur veut déjà son loyer, je lui dis mouf, c’est Ali qui paye (…). Je fais ce qui me plait, c’est Ali qui paye… », a-t-on pu entendre dans le freestyle qui .