Favorables à l’utilisation du vaccin antituberculeux BCG contre le coronavirus, deux médecins français ont émis, le jeudi 2 avril dernier, sur le plateau de la chaîne française LCI, la possibilité de le tester en Afrique « là où il n’ y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation ». Des propos autant insidieux que choquants, qui ont eu le mérite de provoquer une vague d’indignations chez de nombreuses célébrités africaines, dont les artistes gabonais Koba Building et Shan’L. 

Invités sur le plateau « Spécial coronavirus » de la chaîne française Lci, Camille Locht, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), et Jean-Paul Mira, le chef du service de réanimation de l’hôpital Cochin ont insidieusement proposé un test du vaccin contre le coronavirus en Afrique, prenant ainsi les africains pour des cobayes. Un jour plus tard, les deux experts se sont excusés, comme le rapporte RFI. mais, en vain, puisque l’Afrique est déjà en colère. 

Le 2 avril dernier, internet n’aura jamais autant enregistré ce mot, « cobayes ». Pour les africains, les politiques, les stars, le peuple en général, il n’est pas question que le continent noir soit pris pour un laboratoire d’essaie. « On ne veut pas, nous ne sommes pas des rats de laboratoire, nous ne sommes pas des cobayes », a lancé Shan’L lors d’un direct sur son compte Facebook, avant de dire que « la charité bien ordonnée commence par soi même ». 

Même son de cloche pour le rappeur Koba qui a également exprimé son indignation. « Vous devez protéger vos vies et celles de vos enfants, ne soyez pas stupides et croire ce que les gouvernements et certains médias vous racontent. Ne vous faites pas vacciner, refusez la vaccination. Prenez des précautions, restez confinés et surtout prenez soins de votre hygiène », at-il dit avant de conseiller ses frères africains de se méfier plus encore des dirigeants, « des pantins », placés à la tête de certains pays africains.