Le Gabon est un berceau de rites initiatiques. Des sociétés secrètes établies à l’origine pour protéger des familles et animer la vie sociale dans les villages. Seuls les initiés pouvaient dépasser leur caractère ésotérique afin de découvrir des codes essentiels pour les règlements de conflits, et des activités telles que la pêche et la cueillette. Dans le présent article, GMTme vous amène à la découverte d’un rite qui suscite autant l’effroi que la curiosité présent dans le Haut-Ogooué, le Ndjobi. 

Le Ndjobi, rite traditionnel des peuples téké, obamba, kota, wandji, nzabi, du Gabon comme du Congo est exclusivement masculin. Selon le site Culture Gabon, le Ndjobi n’est pas la première société initiatique du pays. Il s’inscrit en effet dans la continuité des sociétés initiatiques telles ques le Ngo, l’Anduku, l’Onkani, l’Onkéra, le Lésombo, le Nkula, le Mbèle. 

L’activité du rite Ndjobi selon Gabon Culture concernerait autant la socialisation, la lutte contre la sorcellerie, le contrôle social que le règlement des conflits, l’activité économique, les relations entre les hommes. Le Ndjobi prône le secret sur l’organisation de ses rituels importants. 

Toutefois, Ntché Yazo, la page ancestrale qui prône la revalorisation de nos valeurs culturelles et traditionnelles sur Facebook, estime que le Ndjobi est à la fois « bénéfique et dangereux pour l’homme ». Ce qui pourrait expliquer les avis opposés de beaucoup de personnes. En effet, il est pour certains, une association de sorciers, quand d’autres le considèrent comme une société initiatique.  

Selon Ntché Yazo, Ndjobi serait la contraction de deux mots des ethnies Mbéti et Téké. Par « Ndjo », les mbéti désignent la maison, qui renvoie à l’abri et lieu de repos. « Cette symbolique renvoie au mode d’organisation lignagère qui repose sur l’importance de la séniorité, donc de la sagesse », explique la page, d’une part. D’autre part, il y a la syllabe « Mbi », ou mbé qui désigne la dangerosité, le caractère de ce qui est nocif chez les ethnies a Mbahama, et téké.  

C’est pourquoi ses initiés le définissent comme une « puissance magique, ubique, impersonnelle et transcendante ».