« Manu Dibango était un saxophoniste de génie », cette petite phrase signée du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, résume brillamment ce saxophoniste et légende de l’Afro-jazz qui est décédé le 24 mars dernier en France après une contamination au coronavirus. C’est sur Twitter que le numéro un gabonais, passionné de jazz lui aussi, a tenu à rendre un vibrant hommage à cet artiste interplanétaire.  

« Manu Dibango était un saxophoniste de génie qui lègue, à l’Afrique et au monde, une oeuvre immense, mais également un être exceptionnel, plein de jovialité et d’humanité », a salué Ali Bongo Ondimba sur Twitter, faisant référence au talent de Manu Dibango, leader de la culture et de la musique africaine. Durant des décennies, il aura bercé la vie de nombreux jazzophiles mais surtout donné une couleur africaine à ce genre musical originaire du Sud des États-Unis, créé à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle au sein des communautés afro-américaines. 

Hommage d’Ali Bongo Ondimba à Manu Dibango © D.R.

En effet, le Papy Groove, comme il se faisait appeler, est décédé à 86 ans sur un lit d’hôpital en France à cause du coronavirus. Un géant s’est en allé, mais il laisse à l’Afrique et à la sphère musicale internationale un bel héritage. « Repose en paix Papa Manu. Ta musique restera éternelle », a dit Ali Bongo Ondimba. 

Manu Dibango c’est plus de 8 décennies dont 6 consacrées à sa carrière d’artiste. Père de la world musique, premier disque d’or d’un artiste africain aux Etats-Unis. De lui, on retiendra son tube « Soul Makossa », mais aussi, son sourire.