Avec l’arrivée du coronavirus au Gabon, et l’appel au respect des mesuresbarrières pour enrayer la prolifération du virus, une chose est certaine, les habitudes hygiéniques de beaucoup de personnes changeront. Quid de nos obligations sociales? Le coronavirus vat-il réduire ou accentuer le manquement de nos engagements? Selon nos confrères du Mbandja dans son N°547 du vendredi 27 mars 2020, le risque est grand de voir la deuxième hypothèse prévaloir. 

Retard ou non-versement des tontines, découchage extra conjugal, retard injustifié ou absence au travail, non-paiement des dettes, non-versement des recettes, non-reglements des allocations, non-paiement des salaires, entre autres. Tout porte à croire que le coronavirus viendra faire le lit aux partisans de la mauvaise fois. Qui pourra les en blâmer ?

En effet, le Gabon, à l’instar de nombreux pays, a imposé un confinement partiel à sa population et procédé à la fermeture de nombreux petits commerces. Ce qui sans aucun doute engendrera de grosses « retombées » économiques négatives, d’aucuns redoutent même une augmentation du taux de chômage dans notre pays. Oui, le coronavirus est un gros manque à gagner, pour lequel l’Etat devrait prévoir des mesures d’accompagnement. 

Seulement, à bien des égards, il permettra à de nombreuses personnes de justifier des obligations manquées injustifiées. Une personne infidèle profitera par exemple de l’heure du couvre-feu (19 heures 30 – 6 heures) pour justifier le fait qu’elle n’a pas pu rentrer chez elle. Les petits commerces étant en berne, les mauvais payeurs vont plus que jamais surfer sur cette  belle excuse pour ne pas honorer, une fois de plus, leurs engagements. La liste des manquements est longue.