Prescrit aux malades du lupus pour limiter les risques de rechute, le plaquenil ou hydroxychloroquine se retrouve en rupture de stock dans les pharmacies à travers le monde depuis l’arrivée de la pandémie du coronavirus. Au Gabon, les personnes atteintes du lupus traversant déjà des moments difficiles, se retrouvent dans le flou. Toute chose qui conduit l’Association lupus Gabon (Alg) à lancer un sos à l’endroit des décideurs et des autorités sanitaires, nous rapporte L’Union.

Le magazine de santé Passeportsanté le décrit comme une maladie auto-immune chronique, qui survient lorsque le système immunitaire s’attaque aux cellules de l’organisme et les détruit. Il n’existe à ce jour, aucun traitement curatif. Cependant de nombreux médicaments, à l’exemple des anti-inflammatoires, de l’aspirine forte ainsi que le plaquenil (hydroxychloroquine), permettent de diminuer la réponse immunitaire de l’organisme de manière à réduire la production des anticorps. 

Le plaquenil qui diminue le risque de poussée du lupus, est un médicament vital, qui est utilisé à titre préventif et non curatif. L’arrivée du coronavirus dont le traitement repose à ce jour sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine, selon l’avis de plusieurs scientifiques, présente un gros danger pour ces personnes lupiques extrêmements fragiles.  

« Il est efficace sur les atteintes cutanées et articulaires. Il a un effet préventif sur les autres atteintes du lupus, notamment rénales. Il diminue les risques de poussées. C’est donc un traitement de fond, qui modifie le cours évolutif de la maladie », a confié Armelle Oyabi, présidente de l’Association lupus Gabon (Alg) à L’Union.  

Non seulement la rupture dudit médicament les exposent à un gros risque de rechute, les personnes lupiques, du fait de leur système immunitaire faible, se retrouvent par la même occasion vulnérables face au coronavirus. Une évaluation de la situation par les autorités serait la bienvenue pour mettre de l’ordre dans ce dossier.