Les personnes issues du groupe sanguin O présentent un risque d’infection moindre de 33% par rapport aux personnes issues d’autres groupes sanguins tel A et ses dérivés qui ont 20% de risque supplémentaire d’être infectées par le Covid-19. Ceci découle d’une étude menée par une équipe de chercheurs chinois dont les travaux ont été relayés par plusieurs médias dont France Inter. Une bonne nouvelle pour la lutte contre la propagation de ce virus.

Il y a quelques jours,  ce n’était qu’une rumeur mais depuis 48 heures l’information a été élucidée. En effet; plusieurs experts chinois en génétique sont parvenus à prouver après avoir mené une étude comparative, que les personnes de groupe sanguin O sont mieux immunisées contre le coronavirus que les autres groupes. « Elles ont un risque d’infection 33% moindre. A contrario, les personnes de groupe A ont 20% de risque supplémentaire d’être infectées », a relayé France Inter sur le rapport de cette étude. Cette conclusion est consécutive à l’investigation rendue publique sur le site MedRxiv dédié aux etudes scientifiques. 

L’étude repose sur un échantillon de 2 100 personnes infectées par le virus qui ont été passées au crible par la dynamique équipe de recherche. Issues de 3 hôpitaux de Wuhan et Shenzhen, où 10% d’entre elles étaient décédées et les ont comparées à 3 700 habitants de Wuhan non infectés. Cette inégalité s’explique par l’action des anticorps. 

Cette hypothèse d’un lien étroit entre le groupe sanguin et l’état sanitaire a d’ailleurs été validée par Jacques Le Pendu, directeur de recherche à l’INSERM au laboratoire de recherche en cancérologie et immunologie Nantes-Angers (INSERM-Université de Nantes). « Ce n’est pas étonnant. Nous avions trouvé la même chose en 2003 pour le SARS sur une épidémie à Hong-Kong », a-t-il précisé à notre confrère de France  Inter. 

Selon la même étude publiée dans Glycobiology, les anticorps reconnus aux personnes du groupe sanguin O jouent un rôle d’antiviraux contre le Covid-19. « Les personnes de groupe sanguin O ont naturellement des anticorps Anti A et Anti B, ce qui constituent une double défense par rapport à celles du groupe A. Tout se passe au niveau de l’accrochage du virus avec les cellules-hôtes. Une fois entré dans l’organisme, le coronavirus ne peut se multiplier car les anticorps bloquent l’interaction entre la protéine S et son récepteur cellulaire, l’enzyme 2 », a-t-elle détaillé. 

A la liste de facteurs de sur-risques connue comprenant l’âge, les maladies cardiovasculaires et respiratoires, le diabète ou l’obésité, le groupe sanguin peut s’avérer être une réelle arme contre la propagation dudit virus puisqu’il suffirait de booster les anticorps grâce à des probiotiques. Avec comme conséquence que le nombre de contaminations pourrait être réduit.