Une équipe du programme d’appui pour la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles d’Afrique centrale s’est réunie la semaine écoulée au Parc national de la Lopé. L’un des objectifs était d’étudier le mode de vie des pangolins, l’animal le plus braconné au monde et qui selon l’avis des scientifiques serait à l’origine de l’épidémie du Coronavirus. Une information à prendre toutefois avec beaucoup de précaution selon David Lehmann, le directeur de recherche au Parc national de la Lopé, dans l’Ogooué Ivindo. 

3 jours de missions au Parc national de la Lopé pour étudier le mode de vie d’un animal qui est aujourd’hui considéré comme le responsable de l’épidémie du Covid-19. Le pangolin, présent au Gabon sous 3 espèces, est l’animal le plus braconné au monde. Sa consommation est plus importante en Chine, l’épicentre de la maladie, comme l’explique le site TheConversation

En effet, selon des informations des virologues largement répandues, une séquence génétique du coronavirus similaire à 99% de celle du pangolin a été retrouvée chez des patients atteints de la maladie en Chine. Une information, pas fiable semble-t-il, qui a néanmoins permis de remettre en question les rapports entre le pangolin et l’homme, notamment sa consommation. 

Le chercheur David Lehmann a bien voulu soulever un point important quant à l’écosystème de l’animal en Asie et au Gabon. « Le pangolin asiatique est complètement différent des trois espèces que nous avons ici au Gabon (…) Les habitats ne sont pas les mêmes, la pluviométrie, la température », a-t-il confié, avant d’indiquer que ces différences peuvent par ailleurs expliquer et favoriser l’émergence de nouvelles maladies. 

Il conseille donc d’éviter la consommation du pangolin bien que l’on ne soit « pas encore sûr que ce soit le pangolin qui ait transmis le Coronavirus à l’homme », conclut-il.