Ce vendredi 6 mars 2020 au siège de Canal+ Gabon, a eu lieu l’avant-première du reportage « Une soeur pas comme les autres », réalisé par la journaliste Wivine Ovandang. Un reportage qui raconte le quotidien d’une brave religieuse gabonaise qui construit des internats, résidant à Lambaréné, dans le Moyen-Ogooué, qui sera notamment diffusé le 10 mars prochain sur l’émission Enquête d’Afrique de Canal+ Afrique. 

« Une sœur pas comme les autres », est le reportage de Wivine Ovandang, journaliste gabonaise à Gabon Télévision et lauréate du programme de formation L’Afrique au Féminin du Groupe Canal+. Tourné à Lambaréné, au Gabon, puis monté au Sénégal, « Une sœur pas comme les autres » est l’histoire d’une religieuse gabonaise, la mère Rose-Marie Nfono Abessolo, qui se bat bec et ongles pour construire des internats afin de permettre aux jeunes, notamment des filles de poursuivre leur scolarité dans un espace sain. 

La mère Marie Nfono Abessolo, également professeur d’Histoire-Géographie est prête à soulever les montagnes, afin de donner un mieuxvivre et de meilleurs chances de réussite aux personnes de son entourage. Bâtisseuse, elle construit des écoles, des internats et des dispensaires partout où elle passe. Mère Rose-Marie est constamment sur le terrain, entre le suivi de ses travaux et le celui des élèves, la religieuse, qui nage dans les années 70 déborde d’énergie. Pour cela, elle a été baptisée, « Une sœur pas comme les autres ».  

Devant une audience dominée par la présence des femmes, comme pour marquer le contexte choisi, celui de la journée internationale de la femme, le reportage et la thématique abordée, ont été salués par le public. Pour Mireille Dirat, directrice générale adjoint de Gabon Télévision, « Une sœur pas comme les autres » vient révéler au monde « la face cachée des religieuses ».  

En effet, le choix du thème n’est pas fortuit. Pour Wivine Ovandang, c’était l’occasion de parler « d’un monde généralement inaccessible, des gens qu’on ne voit pas très souvent ». Pour Magui Mariama, jeune entrepreneure promotrice de la marque TuberChips, « ce reportage prouve qu’il y a aussi des bienfaitrices dans le monde religieux, qu’il y a des femmes qui entreprennent au quotidien pour améliorer le quotidien de leurs consœurs, de leurs filles et celui de la population gabonaise ». 

Seul regret, la voix off. En effet, Wivine Ovandang n’a pas utilisé sa propre voix pour raconter l’histoire de son reportage. La production a prêté la voix de quelqu’un d’autre. Un petit détail, tout aussi important, qui a très vite été relevé par ses homologues journalistes, mais justifié par Canal+: « ça fait partie du règlement ». 

Quand au distributeur des programmes télévisés Canal + Gabon, c’est toujours un plaisir de donner la possibilité à des femmes de se réaliser, à travers le programme l’Afrique au Féminin. Wivine Ovandang pour rappel, est la 3ème femme gabonaise qui a pu bénéficier de ce programme après Samantha Biffot.