Le 28 février dernier, s’est tenue au sein de l’Institut français du Gabon la 2e conférence-débat initiée par l’incubateur culturel gabonais Iboga Think Tank (Itt). Sur le thème « La propriété industrielle, pilier de compétitivité des PME gabonaises », elle était animée par le directeur général de l’Office gabonais de la propriété industrielle (Ogapi), Marius Bondji Chamba et son adjoint, Gildas Borrys Ndong Nang .  

Comme la propriété littéraire et artistique, la propriété industrielle est une branche de la propriété intellectuelle. Elle comprend l’ensemble des inventions et signes distinctifs, des dessins, modèles, substances végétales, marques de produits et services, entre autres, qui ont un rapport avec l’industrie. 

Au Gabon, c’est l’Office gabonais de la propriété industrielle (Ogapi), créé en 2014 et placé désormais sous la tutelle du ministère du Tourisme, du Commerce, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Industrie, qui fait la promotion et la vulgarisation de la propriété industrielle. Il a donc été question lors de cette conférence-débat, d’édifier les participants, les entrepreneurs surtout, sur l’importance de comprendre et d’intégrer les mécanismes de la propriété industrielle dans la stratégie d’amélioration et de promotion de son entreprise. 

Dans son allocution, Marius Bondji Chamba, le directeur général de l’Ogapi, a rappelé que « le but de la protection c’est de valoriser la création, les oeuvres. Cela permet d’avoir des retombées économiques certaines ». Gildas Borrys Ndong Nang, directeur général adjoint de l’Ogapi, quant à lui, a encouragé les entrepreneurs à protéger leurs œuvres. « Vous êtes un créateur. Vous êtes un dessinateur, vous êtes un entrepreneur, pensez à protéger votre création (…). En déclarant votre œuvre, vous vous sécurisez et cela vous permettra de vous défendre lorsque vous serez spolié au niveau de vos droits. Un brevet coûte 590 milles FCFA avec les annuités, afin de maintenir son brevet en état. Les moyens de solvabilité étant difficiles pour se munir d’un brevet, celui-ci revient à 22 500 francs CFA avec la subvention », a-t-il expliqué.