Annoncé en grande pompe comme le concert devant relancer la dynamique artistique et musicale après une longue période d’accalmie, le Show 241 organisé du 6 au 8 février dernier par le label Direct Prod a été un véritable flop. Absence de communication, faible affluence, sans compter le flot des critiques des internautes sur la page de l’organisateur révèlent un échec cuisant. GMTmesons-nous pour les détails.

« Un concert de malaaaades », annonçait le spot publicitaire publié en prime time sur la page Facebook officielle de Direct Prod le jeudi 6 février dernier, date du début du concert. Mais le concert s’est avéré être un échec. Et pour preuve, pendant les 3 jours au cours desquels il s’est produit ce concert qui aux allures de festival de musique, n’aura attiré que peu de monde. En effet, étant présent sur le lieu du concert, un de nos journalistes a pu constater le vendredi 7 février et le samedi 8 février 2020 que seuls deux tondus et trois pelés ont été présents. 

Ainsi donc, ni Créole la diva, Tris, Flow Du Sud, Mc Bright le mayo en chef, Martin Rompavet, Sir Okoss, NG Bling, Manitou, et encore moins Zyon Stylei la star du moment avec sa chanson “La Botte”, qui a suscité le plus gros challenge de l’année sur les réseaux sociaux (pour le moment) n’a pu attiser l’envie des spectateurs par l’évocation de leurs noms à la participation de cet évènement. Pourtant Nzeng-Ayong est quand même réputé être le plus grand quartier du Gabon et l’un des plus peuplés. Mais qu’est-ce qui peut expliquer ce flop? Le chroniqueur Guenz a tenté d’apporter une réponse à cette interrogation lorsque le jeudi 6 février 2020 il dénonçait le caractère “amateur” de ce show et lançait un appel au boycott de ce dernier

Un constat partagé puisqu’entre soupçons de copinage lors de la sélection d’artistes et précipitation, les commentaires sur la page Facebook officielle de Direct Prod tendent aussi à porter des griefs aux organisateurs dudit concert. Mais un autre facteur est pointé du doigt : le choix d’organiser en milieu de semaine cette célébration de la musique gabonaise alors que le climat social reste fragile au sein des établissements scolaires. 

Dans tous les cas, le timing n’a pas été bon et la communication n’était pas au point. Quand on connaît l’influence de Direct Prod dans le milieu musical au Gabon , l’on en vient à se demander comment l’on a pu arriver à un tel niveau d’amateurisme. Vous voyez les retombées quand on en « fait qu’à sa guise »?