C’est ce qui ressort de l’atelier de Libreville sur le patrimoine mondial qui s’est tenu au sein du Bureau de l’Unesco du lundi 20 au jeudi 23 janvier dernier. Alors qu’en 2009 l’ancien Hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné, fondé en 1913, faisait son entrée sur la liste indicative du Gabon au patrimoine mondial de l’Unesco, il vient juste d’être retiré pour « absence d’attribut de la valeur universelle et exceptionnelle »

Cet atelier portait essentiellement sur la révision de la liste indicative du Gabon et la présentation du dossier de candidature du parc national de l’Ivindo dans ladite liste. Ainsi, alors que le Gabon inscrivait l’Hôpital Albert Schweitzer, le Parc National de Minkébé et 3 autres sites sur sa liste indicative, 11 ans plus tard, elle a été retirée.   

En effet, l’Unesco le considérait comme « le symbole matériel et le point d’ancrage le plus important de l’action humanitaire et du développement durable ». L’hôpital Schweitzer justifiait alors de toute sa valeur universelle et exceptionnelle. « Cet hôpital est unique dans son esprit et dans son modèle de fonctionnement. Cela justifie parfaitement sa valeur universelle exceptionnelle », a t-on pu lire dans un rapport de l’Unesco datant de 2009. 

Aujourd’hui, l’Hôpital Albert Schweitzer a perdu ses lettres de noblesse. Symbole de la vétusté, il accuse de nombreuses difficultés qui empiètent sur son fonctionnement, bien qu’il demeure toujours une référence dans cette province du Moyen-Ogooué.  

Conséquence, l’hôpital Albert Schweitzer vient malheureusement d’être retiré de la liste indicative du Gabon et perd par la même occasion toutes ses chances de se faire inscrire sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, qui rappelons-le, présente un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité.