Née le 22 janvier 1941, Patience Dabany, de son vrai nom Marie-Joséphine Kama a soufflé sa 79ème bougie ce samedi 25 janvier 2020 à son domicile sis au quartier Likouala. Épouse de chef d’Etat de 1967 à 1987, sa carrière musicale va commencer durant cette année 87, peu de temps après son divorce d’avec Omar Bongo Ondimba. Petit détour sur le parcours musical d’une voix célèbre du continent.  

Auteure, compositrice, percussionniste et chanteuse, Patience Dabany tient son amour pour la musique de sa famille. Sa mère, Véronique Nabibiga est une promotrice des chants et des danses traditionnelles, son beau père Jérome Dabany, est un musicien. S’inspirant des rythmes traditionnels du Gabon qu’elle a parfaitement réussi à accorder aux rythmes modernes, Patience Dabany, plus connue sous son nom affectif « La Mama », est l’une de ces artistes qui ont parfaitement réussi à traverser le temps. Sa musique a conquis toutes les générations et continue de séduire les mélomanes gabonais et africains. 

Alors que son béguin pour la musique se fait ressentir beaucoup plus tôt dans la jeunesse, notamment avec la création du groupe musical et d’animation politique Kounabéli Mbil’asuku, sa relation avec le chant prend réellement forme en 1987 avec la sortie de son tout premier album intitulé « Associé II », qui a connu un réel succès et dont on se souvient encore du titre phare éponyme « Associé ». Auteure de nombreux autres albums, dont « Chéri ton disque est rayé », La Mama sort en 2007 son album « No Comment ». Un Album qui nous aura permis d’apprécier une fois de plus la voix de Patience Dabany à travers les titres tels que « C’est pour la vie » ou « Wally ». 

Après une belle et longue carrière, celle qu’on peut considérer aujourd’hui comme une diva de la musique gabonaise, sinon la diva en personne, a surtout fait résonner sa voix bien au-delà des frontières gabonaises à travers son double album « La Locomotive » sorti en 2010. Avec le titre « Le Jazz de la Mama », elle parvient à séduire une jeunesse africaine en mettant notamment en exergue cette danse, le Jazzé, qui séduisait déjà la jeunesse gabonaise. Le titre « On vous connaît » brocarde les amateurs de la gabonitude au Gabon, avec un petit clin d’oeil sur « Kongossa ». 

Cette poussée lui aura d’ailleurs valu en 2013, un Prix d’honneur attribué par la chaîne Trace Urban, lors de la première édition des Trace Urban Music Awards pour « le service rendu à tout un continent ». Des titres tels « Fausse amitié », « L’amour d’une mère » ou même « Mari Mar », sont toujours fredonnés aujourd’hui. 

Le 22 janvier dernier, Patience Dabany célébrait 79 années de vie, mais aussi 33 années de carrière musicale.