Très utilisées par les adeptes des réseaux sociaux tels Whatsapp, Facebook Twitter voire Instagram, les expressions « vivons, vivants » , « mangeons, vivants » , « aimons-nous, vivants » pour ne citer que ces dernières demeurent pourtant un mystère même pour leurs utilisateurs. L’équipe GMTme s’est alors penchée sur le phénomène du Net. 

Qui n’a pas encore utilisé une de ces tournures dans une phrase? Par exemple « Aimons-nous, vivants ». Peu pourraient dire qu’ils ne l’ont pas fait. Ce qui démontre que cette expression libre d’usage est un véritable phénomène des réseaux sociaux. Statuts, publications, photos retouchées tout y passe. Mais qu’en est-il vraiment? 

Il convient de retenir que ces expressions obéissent à une composition grammaticale standard. Ainsi, il suffit de choisir un verbe conjugué à la deuxième personne du pluriel « Nous » mêlant facultativement un pronom personnel « Nous » en y ajoutant « vivants  ».Certainement l’expression la plus significative répandue ces dernières années dans les réseaux sociaux. Cela se justifie par le fait qu’elle a la particularité de s’adapter à un cas en y donnant une portée morale. 

Ainsi, lorsqu’on parle de victoire dans le domaine du sport, d’aucuns écriront « Gagnons vivants ». Une manière subtile d’inciter à l’effort et à la réjouissance. L’une des tournures les plus présentes sur la toile gabonaise est intervenue dans le cadre de l’affaire « Cholot ». Des milliers d’internautes pouvaient aisément laisser sur leurs murs d’actualités « Frigorifions-nous, vivants ». Ici ils dénoncent la supposée relation adultérine que reprocherait l’acteur à sa femme avec un frigoriste.

Si l’usage n’est pas expressément réduit à des codes de pratique, il est quand même remarquable qu’aucun lien d’obscénité n’est enregistré. Et même les quelques aventuriers se retrouvent isolés car les facebookeurs et whatsappeurs n’accordent de credit qu’aux expressions qui renvoient à une réalité vécue. Telle « Marions-nous, vivants » pour les cas de la veuve du commandant Mbina lâchement assassiné. Mais il convient de préciser que l’expression n’est ni gabonaise ni africaine. 

D’où viennent-elles ? Elle serait originaire des Antilles où l’expression avait fait son chemin avant de disparaître. A cette époque, elle était exprimée en créol tel l’artiste hip hop Kérosène exprimait encore « Padoné-mwen, vivant ». Le Net étant un petit village planétaire, pas étonnant qu’elles se soient retrouvées chez nous. 

Dans tous les cas, GMTmesons-nous, vivants.