C’est une success story comme en raffolent les Américains. Parti de Libreville à la poursuite de son rêve de devenir joueur de basket professionnel, Chris Silva Obame a atterri cet été en Floride. Ainsi, pour lui montrer son attachement, la franchise Floridienne du Miami Heat, a permis au rookie gabonais de retrouver sa mère après trois ans d’éloignement.

C’est une scène qui permet à elle seule de résumer l’histoire et le parcours du rookie gabonais. Parti du Gabon à 15 ans en caressant le doux rêve d’évoluer en NBA, Chris Silva a quitté son Libreville natal pour rejoindre les États-Unis, un pays qu’il ne connaissait que de nom, le tout en ne parlant pas un seul mot d’anglais. 

Loin de ses amis et de sa famille notamment de sa mère, le jeune ailier a vécu des premiers mois difficiles. S’il a réussi à s’adapter à force de travail en passant notamment son cursus à South Carolina. Non drafté à sa sortie de la fac, le jeune basketteur a tapé dans l’oeil du Heat qui lui a fait signé un « two way contract ». Pour lui signifier son attachement, la franchise lui a offert le plus beau cadeau, en faisant venir sa mère à Miami.

Depuis cet épisode, la séquence émotion entre le joueur et sa mère a fait le tour des réseaux sociaux et des chaînes de télévision américaines et du monde. De CNN à CBS Miami et CBS Sports en passant par ESPN, BFM TV en France, la Sexta en Espagne, et des médias Turcs, les larmes de Chris Silva et sa mère ont ému le monde entier. 

Le joueur qui déclarait il y a quelques mois que « ce serait fantastique de faire venir ma mère quelques jours et simplement profiter de sa présence parce que lors de toutes ces années passées ici, personne de ma famille n’a pu venir me voir et passer du temps avec moi » a donc vu un autre de ses rêves se réaliser. 

Preuve de cet attachement de la franchise pour son joueur, Erik Spoelstra le head coach, a révélé que c’était « dans les cartons depuis environ un mois (…) et que c’était un des moments les plus spéciaux que j’ai vécus dans cette profession et dans cette organisation ». Avant d’ajouter « pouvoir faire en sorte que ce soit possible, vivre ça et que Chris vive ce moment, c’était vraiment incroyable ».