« On se met nous-mêmes dans une prison mentale faisant en sorte qu’on n’arrive pas à se développer, à vivre nos rêves…». C’est ce qu’a indiqué Pamela Badjogo, artiste gabonaise évoluant du coté du Mali, invitée sur le plateau du journal Afrique TV5 Monde le 7 décembre dernier afin de présenter son nouveau titre clippé « Ngoka », extrait de son 2e album « Kaba ». Un titre dans lequel l’artiste s’interroge sur le statut de la femme africaine aujourd’hui.  

Née au Gabon, Pamela Badjogo réside au Mali depuis 2005. S’y rendant à l’origine pour des raisons d’études, l’artiste s’est depuis lors découvert une passion pour la musique, notamment pour les sonorités Mandingues du Mali, l’Afro-Jazz et le Blues. Sensible à cet appel musical, elle est aujourd’hui l’une des grandes voix du Mali et du continent. Sa carrière a connu un bon extraordinaire, aux côtés de nombreux artistes et musiciens confirmés du continent et d’ailleurs 

Membre et porte-parole du collectif Les Amazones d’Afrique, Pamela Badjogo est engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Une thématique qu’elle aborde fermement et fièrement dans son  2e album « Kaba », lancé en 2017 et qui devrait être très prochainement disponible. 

Invitée à présenter « Ngoka », titre phare de l’album Kaba sur le plateau du Journal Afrique TV5 Monde, Pamela Badjogo a réaffirmé son engagement pour la cause des femmes. Des femmes qu’elle souhaite voir libres et  émancipées. « Le sujet principal de mon 2e album sera d’essayer de souligner le fait que souvent on se met nous-mêmes dans une prison mentale, faisant en sorte qu’on n’arrive pas à se développer, on n’arrive pas à vivre nos rêves », at-elle confié. 

Pour Pamela Badjogo, artiste qui navigue entre Blues, affro-jazz, rythmes bantu et sonorités mandingues, finaliste au Prix Découvertes RFI 2016, la femme ellemême même peut être l’un des principaux freins à son indépendance.