Connu pour ses prises de position engagées, le rappeur Le Flow du Sud vient à nouveau de s’illustrer dans son nouveau clip dénommé « 6IX9INE » sorti il y a seulement une semaine, il y dénonce les dérives actuelles de la société gabonaise ainsi que les couacs de l’industrie musicale du pays, qui peine à se développer. Il lance par la même occasion le challenge de la danse de “Ca m’en fou” sur les réseaux sociaux.

Ce n’est pas une première pour le jeune rappeur. Au contraire, 6IX9INE vient s’ajouter à son répertoire de titres satiriques, parmi lesquels on peut citer  « Austérité »  sorti il y a un an, dans lequel il dénonçait les enjeux des mesures d’austérité prises par le gouvernement. 

Si Le Flow du Sud s’insurge souvent contre le système, cette fois-ci c’est sur l’industrie musicale gabonaise qu’il a choisi de jeter son dévolu. Style nonchalant, subtilité des mots, punchlines de ouf, on reconnait la signature de l’artiste. Dans le clip, on voit le rappeur pêcher en plein milieu d’un marécage. Vieille culotte, vieux tee-shirt noir et des sandales aux pieds, Le Flow du Sud dépeint la misère dans laquelle sont plongés plusieurs artistes gabonais. Il se moque par ailleurs des artistes qui flirtent avec les politiques pour quelques billets de banque. 

Il scande : « Il n’y a pas de droits d’auteurs au Gabon, l’artiste connaît la famine. On t’a vu prester à Nzeng-Ayong, on sait que c’est pour nourrir la famille. Alors pourquoi tu as caché, pourquoi tu n’as pas publié, on sait que c’est le Gabon, on sait que c’est le ngué, on sait que c’est le moyen le plus fiable de pouvoir toucher un gros cachet sinon c’est le ngué (…) », peut-on entendre dans ce single. 

Par rapport aux critiques qui lui sont faites sur le clip et le texte, Le Flow du Sud invite ses détracteurs à observer la danse de “ça m’en fou. Il n’y prête pas attention, car il revendique son originalité.