En octobre dernier, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (Fsbo), a lancé le concours cinématographique dénommé « Coup 2 cœur », visant à prévenir et lutter contre les violences faites aux femmes. Ce projet original a suscité l’engagement de plusieurs réalisateurs et amateurs, lequel a conduit à la réalisation de différents courts métrages. Ce lundi 25 novembre 2019, le collège du jury a donné son verdict. 4 vidéos considérées comme les meilleures ont été distinguées pour la manière dont elles abordent le sujet. 

Une femme sur trois est victime de violence dans le monde, rapporte le magazine féminin « Elle ». C’est donc pour briser ce tabous, que la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (Fsbo), sur instruction de la première dame Sylvia Bongo Ondimba, a lancé en octobre dernier, ledit concours afin de « lever le voile sur les violences faites aux femmes ». Un concours qui s’inscrit notamment dans le cadre de la célébration de la journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’endroit des femmes, qui s’est tenue ce lundi 25 novembre 2019.

Au nombre des productions faites, 4 courts métrages de différents réalisateurs, spécialistes et amateurs aux sensibilités et aux styles variés, qui relatent des histoires de femmes et de filles victimes de ce phénomène qui mine nos sociétés ont reçus une distinction. Long de 5 minutes maximum, ces scénarios peignent la misère quotidienne des femmes et des filles parfois aveuglées par l’amour, parfois prises au piège de l’orphelin, sous l’ignorance et le silence des uns et des autres, notamment des membres de la famille.

Il s’agit ainsi de: « Lettre anonyme » de Melchy Obiang qui reçoit le troisième, le Prix du public. « L’oppression » du jeune Pierre Nicolas Mboumba, ainsi que « L’enfant de l’ombre » de Yann Pedro, reçoivent tous les deux le deuxième Prix, le Prix Coup 2 coeur. Enfin, c’est « Espoir », d’Alexandre Yotio Ahounan, qui s’est vu attribuer le premier Prix, le Prix du jury. 

Il convient par ailleurs de rappeler que les violences faites aux femmes ne concernent pas seulement les coups et les insultes. Elles se rapportent également aux droits piétinés, aux opportunités limitées ainsi qu’à toutes les autres formes d’oppression auxquelles les femmes sont sujettes. Ce combat est une affaire de tous. Se taire, c’est l’encourager, ne rien faire équivaut à se taire et à cautionner ce mal.