Dans une vidéo devenue virale publiée en direct sur le réseau social Facebook, ce mardi 19 novembre 2019, le désormais slameur déchu, Le Wise, déplore l’abus dont il aurait été victime. Des révélations à glacer le sang, des faits  qui auraient été orchestrés par des personnalités proches de la présidence de la République, alors que l’artiste travaillait avec ces derniers dans le cadre de la valorisation de la politique du chef de l’Etat. 

Ces révélations choquantes pour le monde artistique viennent remettre au goût du jour les rumeurs qui courent dans le pays quant au sort et le traitement réservé aux artistes. « Vous êtes mauvais, vous n’aimez pas que les jeunes Gabonais réussissent », a lancé l’artiste slameur, Le Wise, à l’encontre de ses détracteurs dans son direct sur son compte Facebook. 

Privé de tous moyens d’épanouissement, le jeune slameur est désormais condamné à vivre dans la précarité. Une situation qu’il déplore et pour laquelle il a décidé de s’exprimer, lui qui revendique un meilleur traitement après avoir « servi la nation ». Il faut souligner que son talent avait été mis à contribution pour promouvoir les grands chantiers du président de la République Ali Bongo Ondimba, lors de son premier septennat. 

Dans son direct, Le Wise cite entre autres Liban Solemane, l’ex chef de cabinet du président de la République, Jo Dioumy moubassango actuel conseiller du président de la République et Don Alias, artiste gabonais qui est également son ancien manager. Selon lui, ces derniers auraient tenté d’abuser de lui sexuellement avant de le laisser voir le chef de l’Etat

Il a tenu à revenir sur son arrestation qui remonte à 2017, pour cas de vol à la tire, et pour laquelle il plaidait l’innocence. Un épisode noir de sa carrière, qui ne serait selon Le Wise qu’une « fâcheuse manoeuvre d’escroquerie et de chantage faite par des personnes qui abusent du pouvoir qu’ils ont pour asservir le peuple et non de le servir ».  

Si ces révélations choquantes peuvent sembler drôles pour certains, elles viennent  par ailleurs mettre en lumière l’épineuse problématique des comportements peu orthodoxes qui sévissent dans le milieu artistique gabonais. Entre les promotions canapé pour certains, chantage pour d’autres, ce milieu paraît loin d’être sain.