L’auditorium de la Maison Georges Rawiri a servi de cadre pour l’installation du bureau de l’Ong Omanda, qui a effectué sa première sortie officielle, ce samedi 2 novembre 2019. Omanda, qui signifie « soleil » en langue apindji est en effet une plateforme apolitique qui ambitionne de mettre la lumière et rassembler les peuples dits « minoritaires » ou « inconnus » et autochtones du Gabon, selon son coordonateur général et fondateur, Rodriguez Mouckandza Nzai.

La culture est  censée « agir pour émouvoir et esquisser la manière dont nous entendons construire la société de demain ». Et pour l’Ong Omanda, construire une société soudée et forte passe également par la connaissance et l’intégration de tous les peuples qui arriveront à s’affirmer. C’est donc dans cette logique que s’inscrivent les missions de la jeune association, cercle de réflexion et d’actions en faveur des peuples minoritaires et marginalisés qui a pour vocation de développer la solidarité et le partage des cultures. 

Si ladite Ong envisage de développer, sensibiliser les communautés, et promouvoir le patrimoine culturel, entre autres, elle souhaite surtout « mettre en lumière toutes ces ethnies en voie de disparition afin de faire connaître au monde qu’il existe des ethnies au Gabon dont les gens n’ont pas souvent l’information », indique son Coordonateur  général et fondateur, Rodriguez Mouckandza Nzai. 

Au Gabon, on dénombre une cinquantaine d’ethnies. Plusieurs d’entre elles sont en voie de disparition ou pas suffisamment représentées. On notera entre autres, les Shaké (ou Saké), les Samaï (dans l’Ogooué Ivindo ), les Bavili (à ne pas confondre avec les Vili), les Evéa, les Kota-Kota, les Simba, toutes des ethnies dites « minoritaires »  et qui ont parfois tendance à « s’exclure elles-mêmes en se réfugiant sous les ethnies majoritaires », a souligné Rodriguez Mouckandza Nzai. 

Rappelons-le, le combat de l’Ong Omanda et son bureau, dont les membres appartiennent tous à des groupes ethniques pas suffisamment représentés est de promouvoir et valoriser les ethnies minoritaires du Gabon.