Lorsqu’on parle de masturbation, on a tendance à porter notre attention sur la gente masculine. Pourtant, cette pratique ne lui est pas exclusivement dédiée. Non, les femmes sont tout aussi concernées par la masturbation. D’ailleurs, une enquête réalisée sur près de 4 400 femmes par Flair, un magasine belge, révèle que 87% des femmes se masturbent. Pourtant elles représentent 55% des cas à ne jamais le mentionner.

Petit clin d’œil sur les femmes et la masturbation, le plaisir sexuel. Mettons de côté l’aspect religieux et restons sur l’aspect purement scientifique. Sujet tabou pour de nombreuses femmes, la masturbation est pourtant une pratique bien répandue chez la gente féminine, si l’on s’en tient aux données de l’étude citées plus haut (87 % des femmes se masturbent), une femme sur trois a recours à ce plaisir solitaire au moins une fois par semaine, en Occident en général.  

Le Rapport américain Hite, a révélé que par la masturbation les femmes arrivaient « sans peine à l’orgasme chaque fois qu’elles le voulaient ». En effet, bon nombre de femmes admettent n’avoir « jamais atteint l’orgasme » par « pénétration », remettant très souvent en cause la taille du sexe de leur partenaire, jugé « trop petit » ou « trop grand ». Seulement, il existe entre autres des femmes clitoridiennes et vaginales. La qualité du plaisir lors d’un rapport sexuel ne dépend donc pas exclusivement des prouesses sexuelles de votre partenaire, mais aussi de bien d’autres détails que l’on découvre en amont, par une meilleure connaissance de son corps.

L’étude menée par Flair présente les atouts de la masturbation. Selon le magazine, lors du plaisir en solo, la femme prend conscience « de toutes les zones sensibles de son corps, et devient plus à même de guider son partenaire en intimité ». La masturbation est considérée comme un moyen pour réveiller le désir de soi, et du coup pimenter celui du couple.

Bien ou mal ? C’est selon. Toutefois, certains sexologues, rappellent que la masturbation est « sans risque pour la santé et le développement de notre sexualité ». Attention tout de même à ne pas pousser la pratique à l’obsession et à la compulsivité, sources de trouble de la socialisation et d’anxiété.