Longtemps stigmatisés, les cheveux afro ou naturels sont de retour. Aujourd’hui, ils sont arborés avec fierté. Discriminés, jugés moins beaux, moins hygiéniques, moins civilisés voire indisciplinés contrairement aux cheveux lisses, ils ont été victimes de la tendance excessive du défrisage. Mais, maintenant plus que jamais, les femmes noires conscientes de leurs origines et de leur identité culturelle, les célèbrent.

La tendance capillaire “nappy” a émergé dans les années 2 000. Désormais “naturelle et happy”, les femmes noires quelle que  soit leur tranche d’âge n’hésitent plus à afficher leur cheveux frisés ou crépus. Qu’ils soient courts ou longs, lâchés ou en chignon ils sont mis en valeur dans tous les sens du terme. Plusieurs femmes ont dû arrêter le défrisage très nocif pour les cheveux et pour la santé.

C’est dans les années 2010 que sur le tapis rouge le combat a été mené. En effet, des célébrités comme Aïssa Maïga ou Lupita Nyong’o ont arboré des coiffures majestueuses, remettant le cheveu afro et ses infinies possibilités sur le devant de la scène.

Contrairement à ce qui se dit, l’entretien des cheveux crépus n’est pas difficile. Il suffit d’avoir des produits et techniques adaptés à vos cheveux. Aujourd’hui plusieurs salons de coiffure de la capitale gabonaise se sont spécialisés dans l’entretien des cheveux crépus naturels. De quoi encourager les femmes à mettre en valeur leurs cheveux.

Il existe également sur le marché des manuels qui édifient sur les différentes textures de ce type de cheveux, les conseils pour un entretien optimal et des exemples de coiffures. 

Alors, mesdemoiselles, mesdames, n’hésitez plus. Faites votre big chop, c’est à dire, couper ou raser ses cheveux défrisés, sans attendre d’avoir une longue repousse crépue. Ou, si vous préférez, optez pour la transition, moins radicale qui consiste à arrêter le défrisage et à laisser les cheveux repousser avant de couper les pointes défrisés. 

Quelle que  soit la méthode choisie, n’oubliez pas que vos cheveux crépus sont magiques comme l’a si bien rappelé Nathalie Avomo Essono, auteure du Petit Manuel du cheveu Crépu.