Née d’un père gabonais et d’une maman togolaise, Eyena Kafui réside au Togo et recherche activement son père depuis l’âge de 18 ans. Un dénommé Eyena Raphaël, d’ethnie Fang, militaire parachutiste et Gabonais qui résiderait au Gabon et qu’elle n’a jamais connu. Il convient ici de préciser qu’il y a de fortes possibilités que le nom « Eyena » ait été écorché à la mairie du Togo, lors de la déclaration de naissance de la jeune fille. « Eyena » pourrait être Eyene, ou Eyeng, voire Eyang.

A la recherche d’un équilibre, et désirant reconstituer son histoire, Eyena Kafui essaye de retrouver son père, dont elle ne connait qu’un nom écorché: Eyena Raphael, depuis 8 longues années aujourd’hui. Elle ne l’a jamais connu, jamais vu de photos de lui, ni aucun membre de sa famille. Un manque pesant avec lequel elle a dû tant bien que mal se construire, et qu’elle désire plus que jamais combler par le biais d’une figure paternelle. Mais pas n’importe laquelle, celle de son père biologique, « Eyena Raphaël ». 

Les informations qu’elle détient sur son père sont dispensées au compte-gouttes. « Ma mère est arrivée à Libreville par le canal d’une dame togolaise chez qui elle travaillait. Suite à la grossesse de ma maman, elle l’a fait déporter au Togo à 5 mois de grossesse, où j’ai finalement vu le jour. La dame refuse de nous mettre en contact avec mon père, et tout nous laisse croire qu’elle a des informations de lui », nous a-t-elle confié.  La dame s’appelle Delphine ou Maman Cécile, et est toujours en vie. 

Cette histoire remonte à 26 ou 27 ans aujourd’hui.  Autrefois résidant au quartier IAI, à Libreville, avec le temps, la mère d’Eyena Kafui n’est malheureusement plus en mesure de se souvenir de quoi que ce soit concernant cet homme. « Ma maman dit qu’elle connaissait un de ses amis, un collègue de travail mais malheureusement elle a oublié son nom après toutes ces années », indique-t-elle avec un air abattu, avant d’ajouter qu’elle n’a aucune photo de lui « car au moment où  la dame renvoyait ma maman au Togo, elle les lui avait arrachées».

Aujourd’hui, la jeune dame lance un appel. Toute personne connaissant un Eyeng ou Eyene, voire Eyang Raphaël, parachutiste gabonais pourrait lui venir en aide.