Relever les danses traditionnelles gabonaises à une « dimension supérieure afin que les patrimoines culturels, us et coutumes de notre nation ne disparaissent pas », telle est la vision de Nick Honoré Mouissi Boungouéndé, président de la fédération des danses traditionnelles du Gabon (Fedatrag). Une ambition qui devrait se matérialiser par la mise en place d’une compétition de danses traditionnelles au Gabon.

Les danses traditionnelles à l’instar des langues locales, des mets, des masques, sont sans l’ombre d’un doute des éléments inhérents à la culture gabonaise.  C’est donc dans le but de conserver ce patrimoine culturel, de le revaloriser, que Nick Honoré Mouissi Boungouéndé propose de le redynamiser tout en créant de l’émulation chez les artistes et les invités à plus de créativité et productivité.

« Les danses traditionnelles gabonaises doivent désormais prendre une dimension supérieure. Les artistes dans ce cas devraient véritablement s’approprier l’art (…). Elles doivent à cet effet, désormais impacter le développement socioculturel de notre société en perte de valeurs », a-t-il indiqué dans les colonnes du quotidien L’Union.  

Il s’agit ici selon les propos du président de la Fedatrag de donner aux danses traditionnelles une nouvelle orientation. Danser non plus pour l’ambiance uniquement, mais se saisir de cet esprit pour reconstruire l’éduquer, sensibiliser, former des peuples et les jeunes en l’occurrence à travers des thèmes bien pensés et précis.

« Un artiste est celui qui pointe du doigt une parcelle du monde, qui participe effectivement au développement socioculturel, politique et économique de celui-ci », a renchérit Nick Honoré Mouissi Boungouéndé.