L’affaire opposant le producteur de la Seany TV à sa prétendue victime Samya Haroun a pris des proportions inattendues ces derniers jours, au regard des révélations et attitudes mêlant les différents protagonistes. Entre mise en scène, manipulation outrancière de l’opinion et hystérie affective, GMTme revient avec précision et chronologie sur les dessous de cette intrigue qui expose au révélateur le vrai visage du producteur de la Seany Tv.    

Chronologie des faits

Le jeudi 5 septembre 2019, la rédaction de GMTme est contactée par une individue nommée Samya Haroun, qui se dit victime de harcèlement et d’escroquerie par le producteur de la Seany TV, Michel Bridon, plus connu sous le pseudonyme Sean Bridon. La victime fait la genèse de sa rencontre avec le producteur qui lui a soumis un deal d’achat de plusieurs véhicules pour le transport à usage de taxi d’un montant global de 12 millions de FCFA. Elle lui remettra une somme de 2,5 millions de FCFA pour l’achat d’un taxi. D’ailleurs, dans une conversation téléphonique avec un journaliste de GMTme, Sean Bridon reconnaît avoir touché cette somme d’argent.

Le Vendredi 6 septembre 2019, la prétendue victime faisait parvenir à la rédaction de GMTme des captures d’écrans des conversations corroborant ses prétentions vis-à-vis de l’artiste Sean Bridon. A ces captures d’écrans, Samya Haroun y greffe des audios de leurs échanges. Elle nous avoue son inquiétude, apeurée, elle redoute la réaction de Sean Bridon qui constamment la menace de mettre en péril sa vie maritale. L’une des notes vocales en notre possession confirme d’ailleurs cette théorie.

« J’ai toutes les preuves Sean, tu as refusé de me rendre mon argent.  J’ai tous nos message et nos conversations. La seule chose que je redoute c’est que mon mari soit informé de ce qu’il se passe », s’écrit t-elle visiblement excédée par le comportement de son interlocuteur. A ce dernier de répliquer « Écoute moi bien, je te dis et te répète… que aujourd’hui nous avons écrit à la préfecture de Nantes pour avoir ton acte de naissance, pour savoir le nom de celui avec qui tu es pacsée, et de là nous allons, le contacter pour lui dire ce que tu fais ».

Référé d’heure à heure déposé auprès du greffe du tribunal de Libreville © GMTme

Ce même jour, une plainte pour harcèlement et escroquerie rédigée par l’entremise d’un avocat inscrit au barreau du Gabon et déposée le 2 septembre 2019 au greffe du Président du  Tribunal de Première instance de LIbreville nous est envoyée par dame Samya Haroun. Ladite requête précise que « pour n’avoir pas accepté ses avances sur le plan sentimental, ce dernier s’est mis à lui faire du harcèlement par son portable jour et nuit sans interruption ».

Le Samedi 8 septembre 2019, à la lumière de tous ces éléments, la rédaction du GMTme publie un premier billet intitulé « Sean Bridon, un harceleur sexuel caché derrière un visage d’ange? », après avoir moult fois essayé d’avoir la version de Sean Bridon. Ce dernier nous dira dans un premier temps que « cette histoire était montée de toutes pièce »s et que ce n’était que « des conneries ». Il se ravisera quelques minutes plus tard en nous rappelant pour nous avouer cette fois-ci, qu’il y avait bel et bien une histoire, mais que l’avocat de la victime et le sien auraient trouvé un accord. Pire, il nous affirmera même qu’il aurait lui aussi déposé une plainte pour harcèlement. Une version que niera la victime et que ne réussira pas à prouver Sean Bridon. Prétextant qu’il n’avait qu’un seul exemplaire de la plainte et c’est celui qu’il aurait transmis à la victime. Un mensonge de plus.

Mensonges et manipulations 

S’ensuit une attitude curieuse, pour ne pas dire mesquine et manipulatrice de la part du producteur qui ira jusqu’à poster un texte sur sa page Facebook, évoquant des raisons politiques qu’il supprimera quelques minutes plus tard. Il s’est vite rendu compte qu’il ne réussirait pas à convaincre ses fans qu’il était victime d’une pseudo machination politique, compte tenu des preuves qu’il savait en notre possession. C’est fort de son attitude manipulatrice et de sa mauvaise foi manifeste que nous nous sommes résolu à publier le deuxième article intitulé « Le producteur de la Seany TV face à ses contradictions ».

Comme si cela ne suffisait pas, Sean Bridon a décidé de monter ce qu’il a étonnamment appelé « un coup marketing » en simulant son arrestation. Le samedi 7 septembre dernier au soir. Un bad buzz qu’il révélera dans un live de moins de 10 minutes sur sa page Facebook le lundi  9 septembre à 17h53. Dans ce live, il tente maladroitement d’accuser un de ses anciens partenaires (Yaya Vitch, NDLR) d’être derrière la médiatisation de cette affaire qu’il ne nie plus. Car Sean Bridon a avoué à GMTme avoir reçu la somme de 2,5 millions FCFA qu’il a promis rembourser, mais nie par contre les faits de harcèlement. D’ailleurs, dans un audio qu’il nous a lui-même envoyé, il promet à l’époux de la victime de rembourser la somme due.

De fil en aiguille, l’affaire s’enlisera dans un torrent de révélations de la part des deux parties, chacun souhaitant tirer la couverture de son côté.

Le Lundi 10 Septembre, la prétendue victime, Samya Haroun contacte dans un premier temps, la rédaction de GMTme à 8H50, par un sms que nous gardons par devers nous « S’il vous plait, j’ai pas dormi de la nuit, il en va également de mon foyer. Michel m’a rendu les taxis comme je vous ai dit hier. Ne publiez pas les preuves s’il vous plaît ». Quelques heures après,  la même Samya rappellera à nouveau la rédaction, en revenant sur sa déclaration au motif qu’elle l’aurait faite sous la pression de Sean Bridon.

Le même Lundi 10 septembre à 10 heures, sentant l’étau se resserrer, Michel Bridon à son tour contacte la rédaction pour évoquer une rencontre entre dame Samia Haroun et lui-même à son domicile. Il tentera de nous convaincre par des méthodes peu orthodoxes que la victime n’est pas exempte de tous reproches. C’est dans ce sens qu’il nous fera parvenir une vidéo dans laquelle, il filme à contre coeur Samya Haroun qui tente de cacher son visage à l’arrière de son véhicule chez lui.

Les langues se délient et d’autres victimes sortent du silence 

Il nous enverra une autre vidéo de son lit, dans laquelle il filme des fibres de cheveux appartenant, selon lui, à son accusatrice. Il ira poussera le vice à son paroxysme allant  jusqu’à nous envoyer une photos d’un préservatif « Carex » ouvert. Pendant près d’une demi heure, le producteur de la Seany TV au téléphone avec la rédaction, va se dire et se dédire, incapable d’apporter des éléments de preuve à confronter avec celle de la prétendue victime.  La lecture des attitudes des deux protagonistes scellera la conviction de la rédaction de GMTme de ce que  nous étions bien là dans une affaire de manipulation de l’opinion.

Capture page 7 du magasine Le Gaboma dans sa parution de novembre 2011 © D.R/GMTme

A noter que Sean Bridon n’est pas à sa première affaire du genre, il avait déjà été cité, dans une affaire d’escroquerie et abus de confiance pour avoir escroqué 25.000 euros (16 250 000 FCFA ) à son ex petite amie française, peut-on lire dans le magazine Le Gaboma dirigé par Franck Ossouala, dans sa parution de novembre 2011, en page 7 . Pris dans une nasse sur RTL dans l’émission « Ça peut nous arriver », l’artiste avait reconnu les faits et s’était engagé à rembourser 500 euros à son propriétaire, ajoute le magazine.

Dans le flot de cette histoire à rebondissement, une dame nous a contacté pour nous confier qu’elle et deux autres femmes auraient été victimes d’escroquerie de la part du producteur de la Seany TV il y a quelques années. Ce dernier lui aurait détourné près de 2 000 dollars.

Capture d’une conversation Messenger avec une prétendue victime de Michel Bridon alias Sean Bridon © GMTme

 

Pour des questions d’éthique et de déontologie professionnelle, GMTme se garde de publier les preuves en sa possession. Mais pour la sauvegarde de  sa crédibilité, la rédaction de GMTme publie in extenso la copie de la plainte de Samya Haroun et la capture du message de l’une des présumées victimes du sulfureux Sean Bridon qui nous a contacté après les révélations sur cette affaire.