Les cigarettes électroniques sont « incontestablement nocives » pour la santé, avertit l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans un rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme présenté en juillet 2019 dernier à Rio de Janeiro, au Brésil. Bien qu’elles contiennent moins de substances chimiques que la cigarette combustible, elles présentent pourtant des risques pour son utilisateur. Au Gabon, des études ont montré qu’environ 10% des jeunes de moins de 15 ans fument. 

Les cigarettes électroniques encore appelées  e-cigarettes, e-cigs, vapes ou e-shishas, sont des dispositifs qui chauffent une solution pour produire un aérosol inhalé ensuite par l’utilisateur. Ladite solution est principalement constituée d’un liquide à vapoter, le propylène glycol, des aromatisants auxquels sont éventuellement ajoutée de la nicotine. 

Si la cigarette électronique présente moins de substances chimiques que la cigarette classique, elle reste cependant tout aussi nocive pour la santé du fait des substances chimiques qu’elle contient. Seulement, d’après le rapport de l’OMS, il n’y a jusqu’ici aucune donnée empirique qui permet de mesurer ses effets à long terme sur la santé. Face à cette complexité du sujet, l’organisation en charge des questions de santé met en garde contre son utilisation. 

Au Gabon, des études ont montré qu’environ 10,4% des jeunes de moins de 15 ans fument. Un chiffre inquiétant, surtout lorsque l’on sait que cette augmentation s’est faite en quelques années seulement. La proportion des fumeurs électroniques dans le pays n’est pas encore connue, mais on peut s’attendre à ce qu’ils soient encore plus nombreux chez les jeunes.

A titre de rappel, le tabac fait chaque année plus de 8 millions de morts dans le monde. On note environ 1,2 million de fumeurs passifs, exposés involontairement à la fumée,  rapporte le rapport.