La zone d’Akanda renferme d’importantes ressources naturelles renouvelables pour Libreville. Les forêts de mangrove autour de Libreville, que ce soit ici ou à Pongara, représentent d’importantes nurseries pour plusieurs espèces de poissons de mer que les citadins aiment consommer.

La création du parc protège ces mangroves assurant une ressource alimentaire pour les hommes pour plusieurs générations. Les vasières du parc sont un des sites d’hivernage les plus importants d’Afrique pour des milliers de limicoles européens migrateurs, de même que pour les espèces africaines.

En outre, un petit nombre de talapoins et d’autres petits singes ainsi que le lamantin d’Afrique fréquentent encore l’enchevêtrement des mangroves. Les tortues marines qui peuvent venir d’aussi loin que le Brésil se nourrissent dans les lits d’algues qui tapissent les parties rocheuses de la baie.

Les Forêts aux plantes uniques 

La forêt côtière humide bordant le nord de cette péninsule, de la forêt de la Mondah jusqu’à Akanda, héberge de nombreuses plantes qui ne poussent qu’ici au Gabon car elles ont besoin du supplément d’humidité apporté par la mer. Parmi elles, de rares orchidées, des palmiers et d’autres plantes (et même plusieurs espèces de papillons dont le fondule aux couleurs éclatantes). C’est un endroit unique où les ruisseaux d’eau douce subissent l’effet des marées, fluctuant chaque jour sous la pression de l’eau de mer et créant encore d’autres conditions uniques pour la vie.

Mélange harmonieux de forêts et de forte densité de mangroves qui longent les rives de tous les cours d’eau du Parc

Le Parc National d’Akanda est un arrêt technique obligatoire pour les oiseaux migrateurs, à l’image de la frégate aigle-de-mer (Fregata aquila), du goéland dominicain (Larus dominicanus) et de la mouette rieuse (Larus ridibundus) qui, selon les saisons, partent de l’hémisphère sud pour le nord et vice versa. Au mois de septembre, près de 40 000 oiseaux migrateurs passent par le Parc, en particulier dans la partie nord-ouest qui est la zone d’observation des oiseaux.

Au niveau des embouchures, les sternes ou hirondelles et le balbuzard pêcheur, sont observables en toutes saisons. Ces oiseaux, en dehors des petits poissons qu’ils pêchent dans la mer, sont attirés par les bandes de crabes qui se déplacent à perte de vue le long des plages.